
| Titre original : | Suramudanku |
| Année de parution : | 1990 |
| Nombre de volumes : | 31 |
| Auteur : |
Takehiko Inoue |
| Editeur français : |
Kana | | Genre : | Sportif |
Sakuragi Hanamichi est un tout nouveau lycéen malchanceux en amour- il a à son actif 50 râteaux. A son entrée au lycée, il fait la connaissance d’Haruko, jeune fille dont il tombe amoureux.
La belle adore le basket (et le prend même pour un joueur) et c’est ce qui persuadera notre héros à s’y mettre, afin de lui faire plaisir. Bien que tout jeune rookie, il parviendra à battre le grand frère de Haruko, Takenori, qui n’est ni plus ni moins que le capitaine de l’équipe du lycée Shôhoku. Mais le comble du désespoir vient lorsqu’il apprend qu’Haruko est amoureuse de Kaede Rukawa, talentueux joueur qui fait lui aussi parti de l’équipe…
S’en suivra une rivalité entre les deux joueurs, mais surtout pour l’équipe de Shôhoku, la conquête du titre national.
Hanamichi Sakuragi : Autoproclamé « Sakuragi le génie », Hanamichi est un joueur débutant dans le monde du basket. Il entre en 2nd au lycée de Shôhoku, c’est un Yankee qui a à son actif 50 râteaux. Il mesure 1m88 au début du manga et possède une endurance, une vitesse, et une détente lors de ses sauts qui est exceptionnelle. C’est un joueur impulsif qui met l’équipe dans des situations parfois périlleuse à cause de son inexpérience dans ce sport.
Il apprendra cependant à une vitesse incroyable et se prendra réellement de passion pour le basket. Il est de nature vantarde et se la joue énormément devant Haruko. Il occupe le poste d’ailier fort au sein de l’équipe.
Takenori Akagi : Akagi, aussi surnommé gorille par Sakuragi à cause de son visage ressemblant à celui des primates, il est le pivot et le capitaine de l’équipe. C’est un véritable mur mesurant 1m97.
C’est l’atout défensif de l’équipe et son pilier moral . Mais sous la carrure se cache en plus d’un joueur sensible et d’une détermination hors pair, un cerveau remarquable. Akagi est en terminale et rêve de conquérir le titre national.
Kaede Rukawa : Grand rival de Sakuragi et élu du cœur d’Haruko sans le savoir, Rukawa occupe le poste d’ailier. C’est un joueur talentueux, et certainement le meilleur de son équipe. Son côté sportif casse nettement avec sa flegme, on le voit souvent en train de dormir en dehors des séances d'entraînements des matches. Peu bavard, il est cependant très populaire auprès des filles, et a même un fan club . Rukawa mesure 1m87 et nargue souvent Sakuragi.
Ryota Miyagi : Petit pour un joueur de Basket Ball (à peine 1m68), il est pourtant un élément clef de l’équipe de Shohoku. Au début il s’entendra mal avec Sakuragi, mais un point commun assez comique les rapprochera d’un seul coup.
Il ambitionne de devenir le meilleur arrière du pays grâce à sa dextérité et sa vitesse hors norme. Il est amoureux d’Ayako, la manager de l’équipe.
Hisashi Mitsui : Ancien MVP du collège(Most Valuable Player), il abandonna quelques temps le basket suite à une blessure à la jambe et devint un voyou. Il revint cependant, mais suite à deux ans d’arrêt son endurance aura nettement chuté. C’est un shooter à l’habilité incomparable, ne ratant quasiment jamais les paniers à 3 points ! Il occupe le poste d’arrière shooter et mesure 1m78.
Haruko Takenori : Elle adore le basket, passion certainement transmise par son frère. Elle tomba amoureuse de Rukawa lors de l’un de ses matches et poussera Sakuragi à s’inscrire au club.
Elle ignore tout des sentiments de notre héros.
Kogure Kiminobu : Ami le plus proche d’Akagi, il ambitionnait avec Akagi et Mitsui de remporter le titre national. Il est bon joueur mais pas assez pour figurer dans le 5 majeur de Shohoku. Il est surnommé le bigleux par Sakuragi à cause de ses lunettes.
C’est un personnage dont la principale caractéristique est la gentillesse. Il encouragera Sakuragi lors de ses progrès là où Akagi se montrera plus dur avec notre héros.
Ayako : C’est l’assistante du club de basket dont Miyagi est fou amoureux. Elle s’occupe des soins entre autre.
M.Anzai : Entraîneur de l’équipe de Shohoku, Anzaï ressemble quasiment trait pour trait au bonhomme du fast food de KFC.
Mais sous ce physique rond et impassible se cache un entraîneur aux tactiques aiguisées et à l’intelligence redoutable ! Il fait preuve de beaucoup d’indulgence et de patience envers Sakuragi, bien qu’il puisse dégager une certaine autorité par moment.
Takehiko Inoue est le disciple de Tsukasa Hôjo, et ça se voit.
L’auteur de Vagabond nous livre un manga ayant pour thème central le basket, et le JUMP voit alors publié dans ses pages l’un des mangas les plus réalistes qui existe sur le monde du Basket Ball. Ici, pas de techniques poussives à la Captain Tsubasa ou d’humour burlesque comme dans Eyesheild 21, Slam Dunk est un manga crée et réalisé par un passionné de Basket.
Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’on le ressent. L’auteur de Vagabond nous offre des planches tout simplement superbe, qui s’admire.
L’histoire se déroule sur une durée de 3 mois réparti sur 31 volumes, mais demeure au combien passionnante. Ça n’est pas l’histoire, somme toute banal (une conquête du titre national) que Slam Dunk se démarque, mais par son côté réaliste.
Les matches sont terriblement bien représentés, et les personnages suent à grande goutte. Le cheminement de Sakuragi ne se fait pas sans mal malgré son talent évident, et l’on reste surpris par la fin de Slam Dunk, qui prouve une nouvelle fois à quel point l’auteur est resté terre à terre vis-à-vis de son manga. Par ailleurs tout le monde semble attendre un éventuel Slam Dunk 2….
Les personnages sont incroyablement attachant, et pourtant à bien y regarder on ne connaît pas spécialement plus de choses que ça sur le passé de nos héros, si ce n’est quelques bribes qui sont parsemées de par le manga. Là où on sait dans Naruto pourquoi notre héros à tête blonde s’est mis en tête de devenir Hokage et pourquoi Sasuke veut se venger, on ignore ici totalement pourquoi la plupart des éléments du 5 majeur se sont mis au basket. Peut-être est ce fait exprès, encore une fois, pour nous plonger encore mieux dans l’œuvre ?
Mais le fait est que Slam Dunk est un manga absolument indispensable, à partir du moment où l’on aime les mangas sportifs, s’il y’en a bien un qu’il faut lire, c’est celui-ci.
Sakuragi doit constamment faire face à la réalité et se rendre compte parfois qu’il n’est pas le génie qu’il croit être, Mitsui finit rarement un match debout à cause de son absence de deux années sur les terrains…Alors même si les matches peuvent tout de même paraître tiré par les cheveux(et j’entends par là que les matches se perdent et ne se gagnent qu’à un fil grâce à des remontées ou descentes dans le score), l’auteur se défend en précisant que beaucoup de matches de basket sont assez serré. Mais les rebondissements sont un point fort de ce manga, qui sait nous tenir en haleine jusqu'au bout.
J'attribue une mention spéciale aux personnages de Rukawa et Sakuragi qui nous livre l’un des moments les plus fort du manga au tome 31. Mais soyez rassuré, des moments forts il y'en a quasiment à chaque tome.
En revanche ne vous attendez pas à une histoire d'amour dans Slam Dunk, même si les 1ers tomes laissent sous-entendre un quelconque développement d'une intrigue amoureuse, il n'en sera rien, on est là pour lire du sport, du vrai avant tout.
Slam Dunk réunit avec brio humour, réalisme, sport, et parfois les déceptions que l’on peut rencontrer à travers le sport, la défaite, la perte de confiance en soi, mais aussi ses valeurs les plus fortes, une solidarité et une soif de vaincre pour atteindre la victoire. Des ingrédients là pour plaire , mais l'œuvre se démarque de la plupart des shônens de part son côté très terre à terre.
Sa fin, à mon sens l’une des meilleurs que j’ai jamais lus, vous laissera quelques temps plus ou moins sous le choc, car loin de nous donner une fin heureuse, on a droit à une fin plutôt pleine d’espoir. A lire absolument avant d’aller marquer quelques paniers.
Article rédigé par : Yomigues
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