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Maison Ikkoku




Titre original : Maison Ikkoku
Année de parution : 1992
Nombre de volumes : 10
Auteur : Rumiko Takahashi
Editeur français : Tonkam
Site officiel : Aucun


Histoire

     Yûsaku Godaï est un jeune homme malchanceux dans les études, et suite à ses échecs scolaire (qui sont dû aux loufoques habitants de la pension dans laquelle il réside), notre héros se décide à partir.
Mais c’est au moment de son départ qu’il fait la rencontre de la toute nouvelle gérante, Kyôko. Yûsaku est sous le charme, mais ce qu’il ne sait pas, c’est qu’un obstacle de taille se dresse devant lui : elle vient de devenir veuve, à seulement 20 ans.
Yûsaku fera pourtant tout pour conquérir le cœur de la belle…


Personnages

Yûsaku Godaï : Le héros de l’histoire, qui hélas aura bien du mal tant dans ses études que dans sa vie sentimentale à cause des habitants de la pension.
C’est un personnage plutôt mature contrairement à ce que l’on pourrait penser, se remettant toujours en question quant à son avenir. En contraste avec cette maturité, il est souvent la tête dans les nuages, fantasmant sur la nouvelle gérante, dont il est fou amoureux.
Dans le manga, il vit dans la chambre 5 (son nom est Godaï (go=5 en japonais)). A noter que chaque habitant de la pension vit dans une chambre dont le numéro correspond à son nom/prénom).


Kyôko Otonashi : Nouvelle gérante de la pension, Kyôko est veuve à seulement 20 ans.
Respirant la maturité, gentille, on découvrira au fur et à mesure du manga une jeune femme comme les autres, jalouse, hésitante, mais hantée par le souvenir de son défunt mari. Elle possède un chien du nom de Soïchiro.




Shun Mitaka : Rival direct de Yûsaku, Mitaka est lui aussi amoureux de Kyôko. Issu d’une famille aisée, c’est un jeune et talentueux professeur de tennis.
Il est l’opposé même du héros : riche, souvent élégant, il est même entreprenant avec Kyoko, saisissant la moindre occasion de s’en rapprocher.
Il possède cependant un sacré point faible. En effet, il a une peur phobique des chiens, peur qui sera l’arme principale de Yûsaku pour contrer les ardeurs de Shun vis-à-vis de Kyoko.


Yotsuka : Habitant la chambre voisine de Yûsaku, Yotsuya est un opportuniste. Il n’hésite pas à faire chanter notre héros et même à lui soutirer des vivres…
On ignore tout de ce personnage, que ce soit son métier, son âge, ou même comment il fait pour subvenir à ses besoins… C’est un fêtard, comme la plupart des habitants de la pension, observant d’un œil amusé les aventures sentimentales de notre héros.




Mme Ichinose : Mère au foyer petite et rondelette, elle donne l’impression que son fils est plus responsable qu’elle, alors qu’il n’est qu’un enfant.
Fêtarde invétérée et grande buveuse, elle ne rate jamais l’occasion de faire la fête (souvent dans la chambre de notre héros…).
Elle se liera d’amitié avec Kyôko.




Akémi : Souvent habillée très légèrement, Akémi est elle aussi une grande buveuse.
Elle travaille dans un bar, et n’hésite pas à faire la fête dès qu’une occasion se présente.






Critique

    Izumi Matsumoto, Yoshiro Togashi, Osamu Tezuka… Rumiko Takahashi, comme les précédents auteurs cités, fait partie des mangaka qui, à défaut de posséder un trait somptueux, savent raconter des histoires, et des bonnes pour le coup.
Bien que le trait de Rumiko s’améliore passé le volume 3, et que les planches soient parfois même très jolies, on est loin de Kentaro Miura, de Takeshi Inoue, ou encore de Obata, passé maître dans l’art du dessin.
Cependant, il se dégage une force narrative que l’on ne retrouve que dans les mangas de Takahashi…

C’est un peu comme de lire une œuvre de Adashi, on est tout de suite captivé par la manière dont sont mises en place les relations entre les différents protagonistes.
On aurait pu penser qu’avec une veuve pour héroïne principale, le manga de Maison Ikkoku aurait pu être très sombre… Et bien c’est faux.
C’est même un manga qui joue sur l’humour des quiproquos et on en redemande ! Terriblement bien narrée, l’histoire du manga s’étend sur 7 années tout de même, ce qui laisse à nos héros le temps de grandir, mûrir, et de changer de perspective.

Les années 90, c’était l’époque où un shônen de comédie romantique n’avait pas besoin de fortes poitrines pour marcher. On joue parfois la carte des sentiments mais jamais dans l’excès.
Kyôko n’est pas une veuve qui se morfond 24h/24, et Yûsaku n’est pas un héros débordant de détermination.

Malgré l’énorme aspect comique de la série, les personnages sont avant tout humains et réagissent donc comme tels, ils sont déçus, jaloux, heureux… C’est sûrement ça qui fait le succès de ce manga malgré les années qui passent, le côté humoristique n’enlèvant rien au côté réaliste de la série.
Le trait un peu ratatiné au début s’améliore pour nous donner des visages plus fins et ronds, et dieu soit loué, on termine cette magnifique histoire par une vraie fin, sans bâclage.


Bilan

    Maison Ikkoku possède un scénario qui reste encore original pour notre époque (le thème de la veuve à conquérir, je ne l’ai pas souvent lu personnellement dans les mangas), c’est seulement en 10 tomes, et c’est d’ailleurs bien dommage !!
Mais le pire dans tout ça, c’est qu’aucun chapitre n’est à mon sens inutile, puisque contribuant constamment au développement de l’histoire, là où Love Hina s’autorisait par exemple un ou deux chapitres hors sujet par tome. Laissez-vous tenter, c’est émouvant, c’est bien raconté, et c’est un classique qui mérite largement sa place dans votre étagère.


Article rédigé par : Yomigues
 
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